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Des profits pour les entreprises et des reculs des conditions de travail pour les paramédics

La Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec, section locale 592 (FTPQ-592), affiliée à la FTQ, tient à remettre les pendules à l’heure quant aux récentes déclarations du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, parues dans La Presse le 11 décembre dernier selon lesquelles le Ministère payait dorénavant le juste prix aux entreprises afin de leur permettre de négocier avec les paramédics.

«C’est très loin de la réalité ! Après deux jours de négociations intensives, nous constatons malheureusement que les entreprises représentées par la CSAQ cherchent plutôt à venir chercher dans nos poches les sommes perdues dans leurs ententes avec le MSSS. Nos membres ont été jetés en pâture aux entreprises privées (CSAQ) du réseau ambulancier qui, fidèles à leurs habitudes, priorisent leurs marges de profit. Jamais nous n’accepterons cette situation », déplore le président provincial de la FTPQ-592, Benoît Cowell.

Rappelons que les demandes de reculs concernent principalement le paiement des repas hors zone, ainsi que le paiement des salaires et dépenses encourues lors des journées de formation. « Il est inacceptable que les paramédics n’aient pas droit, comme le reste des travailleuses et travailleurs québécois, à une période de repas sans être dérangés, et ce, dans un endroit convenable situé dans leur zone de travail », ajoute Benoît Cowell.

En appui aux revendications des membres de la Fraternité, le président de la FTQ, Daniel Boyer, rappelle qu’en confirmant le statut d’entreprises privées aux compagnies ambulancières et en se retirant du processus de négociation, le Ministère a changé les règles du jeu pour couper une fois de plus dans le secteur préhospitalier. Et on en a la preuve aujourd’hui !

« Nous l’avions dit à l’époque et nous le répétons : nous ne sommes pas dupes ! Et nous n’accepterons pas que ces économies se fassent une fois de plus sur le dos de travailleurs et travailleuses qui sauvent des vies dans des conditions de travail déjà mises à rudes épreuves », s’insurge le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Rappelons que la convention collective des quelque 4000 paramédics au Québec est échue depuis plus d’un an.